À propos de Catherine Durbec

Auteure, artiste et exploratrice des liens entre littérature contemporaine, art et philosophie

Éléments autobiographiques :

Qui suis-je ?

Eléments bibliographiques de Catherine Durbec, autrice du roman le Nénuphar

Marseillaise de naissance (1977), c’est au cœur du Var, à Saint-Julien-le-Montagnier — le village de mon enfance — que j’ai choisi de m’établir avec mon mari et mes deux enfants. Je suis une autrice française de littérature contemporaine, dont le premier roman et les essais en devenir explorent les liens entre psychologie, art, philosophie et résilience.

Mon parcours

Mon parcours s’est construit autour de deux axes qui me sont essentiels : la transmission et la création.

Issue d’une formation littéraire au lycée Thiers en classes préparatoires de lettres classiques, j’ai ensuite poursuivi de longues études de philosophie jusqu’aux portes de la thèse.

J’ai exercé avec passion le métier de professeure des écoles en REP+ pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, face à des défis de santé qui m’éloignent du terrain, j’ai choisi de transformer cette épreuve en un nouvel espace de création.

Ce temps suspendu m’a offert l’occasion de revenir pleinement à ce qui m’anime profondément : écrire, dessiner, créer — et enfin faire émerger des années de textes, de projets et d’idées longtemps restés en attente.

Ma démarche artistique : innover et décloisonner

Ma démarche repose sur une conviction simple : la création gagne à circuler librement entre les disciplines.

J’ai toujours cultivé un goût prononcé pour l’atypisme, les formes hybrides et les œuvres qui échappent aux catégories trop étroites.

C’est pourquoi mes projets prennent des formes multiples : roman, conte philosophique, essai, manifeste, littérature jeunesse, illustration.

Avec Le Nénuphar, mon premier roman psychologique et poétique, j’ai souhaité proposer une œuvre profondément sensorielle, où les mots, les symboles et les images dialoguent en permanence.

Également passionnée de dessin et de peinture, j’ai choisi d’en illustrer moi-même la couverture, ainsi que mes projets jeunesse.

Pour moi, les mots et les images ne s’opposent pas.
Ils se prolongent.
Ils se répondent.
Ils s’éclairent mutuellement.

Un foisonnement de projets de tous horizons

Mon univers créatif se déploie aujourd’hui dans de multiples directions.

Je finalise actuellement plusieurs projets qui me tiennent particulièrement à cœur : romans contemporains, contes philosophiques pour adultes, essais, littérature jeunesse et autres formes d’écriture encore en maturation.

Mon travail visuel suit le même mouvement.

Du monochrome du Rotring aux compositions les plus colorées, chaque trait devient pour moi une manière d’explorer autrement le sensible, l’imaginaire et l’essentiel.

Chaque création, qu’elle soit écrite ou dessinée, poursuit au fond une même quête :
donner forme à ce qui relie profondément les êtres à eux-mêmes, aux autres et à la vie.

Mon ancrage local

Très attachée à la transmission, à la culture et aux échanges humains, j’ai également à cœur de faire vivre ces univers au niveau local.

Autrice installée dans le Var, inspirée par la nature, la musique et les rencontres, je participe régulièrement à diverses animations, événements et interventions culturelles.

Vous pourrez retrouver ces actualités dans la rubrique dédiée. Mon travail d’autodidacte peut ainsi passer du monochrome du Rotring à une farandole de couleurs, où la composition devient une sorte de porte d’entrée sur un imaginaire entièrement poétique qui dialogue avec mon univers littéraire

Aperçu des travaux finalisés et en devenir ci-dessous…

Saint Julien Le Montagnier mis à l’honneur
La fragilité de la nature et l’écocitoyenneté : l’épopée poétique d’un gastéropode autour des paysages et des continents…
Le tome 1, en aperçu
Tome 2 : la découverte des continents
Pig Bright ou le douloureux chemin vers la liberté : projet ambitieux et remuant de conte philosophique pour petits et grands autour de la condition animale…
Octave et Lydian : quelques notes d’espoir pour lutter contre la maladie
Les débuts de la sorcière de Carambot : elle fait pleurer les enfants pour faire pousser des fleurs…
Un début de recueil de poèmes autour de la nature : « un printemps dans mon jardin…
Les bavardes en rouge et noir

J’ai vu quatre gente demoiselles
Que l’on appellerait coccinelles
Posées au soleil, non loin des feuillages
D’une jardinière extérieure du vieux village
Elles traînaient négligemment sur les pavés
Bien à l’abri, sur un trottoir piétonnier
Elles étaient belles dans leur costumes à pois
Qu’elles avaient rendossé pendant la retraite du froid
Il était parti en murmurant
Laissant la place à un successeur bien plus charmant
Elles s’étaient jetées sur l’occasion
Pour profiter pleinement de la nouvelle saison
Elles avaient pu se livrer à tant de causeries
Assises au comptoir rocailleux de ce bar de la vie
Comparant leur drap de pourpre, comptant les pois de l’une
Alors que de différence entre elles, il n’y avait aucune
Elle attendaient gentiment qu’un vœu secret
Tombe de nos lèvres pieusement endimanchées
Alors j’ai pensé fort à des tas de choses folles
En prononçant délicatement « cacarinette vole »
Et j’ai patienté jusqu’à ce que, délicatement, elles s’envolent
Je vous dirai l’année prochaine
Si l’une d’entre elles était réellement magicienne
Car mes souhaits volent aujourd’hui encore au vent
Bercés dans les ailes de ce nouveau printemps…

Catherine Durbec, illustratrice, illustre quelques poèmes de son recueil de poésie "un printemps dans mon jardin". Ici, une coccinelle.
C’était un papillon bleu

Bien moins gros qu’un coquelicot
Qui s’amusait a traverser en le fendant, l’air audacieux
Pour jouer avec les ombres de tous ces nuages en lambeaux
Il faisait des danses improvisées, des chorégraphies
Et batifolait au dessus de tous les pissenlits assoupis
Se posant ici et là pour butiner
Cessant alors de battre ses ailes soyeuses pour se reposer
Il laissait sur toutes les belles un peu de sa grâce poudrée
Qu’il déversait autour de lui en paillettes
Pour honorer ce jour ensoleillé
Qui était indéniablement un jour de fête
Car ça se voyait qu’il était content
Ce petit papillon extravagant
L’insouciance coulait alentour
Dans les volutes aériennes de ses calembours
Il inspirait la joie, la légèreté
Et ne demandait qu’à se faire accompagner
Alors je l’ai suivi de fleur en fleur
Et me suis étonnée de ressentir moi aussi son bonheur
Celui de s’enivrer et de vivre l’instant présent
Et de humer toutes les fragrances du Printemps
Car aujourd’hui, et pour toujours,
Ce papillon dansait l’amour…